Faire connaitre le site d'Erquy, de ses environs et des côtes d'Armor par le biais de quelques photos.
26 Mars 2012
Comme déja dit par le passé, ce petit pays d'Erquy a mille et une facettes. Certes, c' est un pays de douceur, de beauté,de charme, de tendre sauvagerie, où les lumières se jouent des photographes, des poètes autant que des marins.
Mais il n' en est pas moins, un vrai pays de Bretagne où l' on sent plus souvent qu' à son tour, le rythme des marées,la ronde des saisons et le souffle du vent.
Un vent qui comme un sang neuf chargé de senteurs marines et d' un oxygène revigorant lui donne une force, une vie, une jeunesse et parfois même une gentille folie.
Je vous vois grimacer, je vous entends d' ici. Le vent, mon Dieu, du vent ! Quelle infâme invention, quelle gène, ........... et que de choses encore.
Alors, au lieu de n' en voir que les tristes aspects, et de n' avoir que la sombre pensée de l' arbre déraciné ou du marin emporté à jamais par une main d' écume, pensez qu' il peut être aussi un ami.
Voyez ces cerfs-volants multicolores dans d' impossibles acrobaties, ces voiliers aux formes d' oiseaux géants, ces ailes delta, ces kitesurfs, ces planches à voile, chars à voile et tous ces autres jouets de vent aux noms étranges et aux origines parfois inconnues.
Il y a aussi le vent, qui agitant les fleurs de nos jardins transforme notre horizon quotidien en un tableau vivant, celui qui fait onduler les champs de céréales comme des foules faisant la Ola,celui qui, blagueur, perfide, soulève les jupes des femmes, et celui, qui plus sérieusement, nous fait percevoir cette terre, cette mer comme un être vivant, qui nous fait prendre conscience de nous même, de notre petitesse, de notre fragilité, qui nous rend humble et enfin celui qui révèle la beauté de ce pays qui bat et s' agite comme un coeur.
Alors, que souffle le vent........
Cliquer sur les photos pour les agrandir !
Je suis le vent joyeux, le rapide fantôme
Au visage de sable, au manteau de soleil.
Quelquefois je m' ennuie en mon lointain royaume,
Alors je vais frôler du bout de mon orteil
le maussade océan plongé dans le sommeil.........
O.V.de L. MILOSZ. ( 1877-1939 )